PRÉ-INSCRIPTION SAISON 2021

Malgré l'incertitude liée à la pandémie, le Comité Jardin va de l'avant avec le projet de Jardin communautaire au Parc Municipal. Nous vous invitons à vous pré-inscrire auprès de Pascale Pelletier à la réception de la Mairie 418-856-3829 poste 0 afin de réserver un jardinet pour la saison qui débuterait en juin. Pascale prendra vos coordonnées (nom, no. téléphone et courriel). Nous communiquerons avec vous pour la suite. Ceux et celles qui avaient déjà réservé un espace pour la saison passée (2020) ou pour 2021 doivent aussi s'inscrire, fournir leurs coordonnées (n'oubliez pas votre courriel) et précisez la grandeur du jardinet que vous voulez réserver.

Nous offrons 2 grandeurs de jardinets : 4mx6m(±12pi x18pi) et 3mx4m (±9pi x12pi). Vous pouvez déjà préciser la dimension du jardinet que vous désirez réserver. Les places sont limitées et le jardin est ouvert à tous, résidents permanents ou saisonniers.

Règlement du jardin communautaire

Pour informations, vous pouvez contacter monsieur François Chalifour au 418-856-5493.

Au jardin: chronique potagère


1- choisir la bonne semence: pour le potager que vous voulez!

24 novembre 2020

Une première chronique potagère qui se veut simple et accessible pour vous aider à bien planifier votre potager. Nous venons à peine de finir de récolter nos derniers 

légumes, de planter l'ail d'automne, d'achever le travail du sol ou l'épandage du compost qu'il faut penser à planifier la prochaine saison... Eh oui! car si vous êtes habitué à commander vos semences en ligne ou par catalogue, ce sera bientôt le moment où ces nouveaux catalogues (papier ou en ligne) seront disponibles. Vous me direz peut-être, à quoi sert de commander ses semences de cette façon alors que les centres jardins nous en offriront ce printemps. Voici quelques avantages que les semenciers et grainetiers nous apportent avec leurs catalogues :

  • Un choix immense: avec tous les catalogues que nous pouvons retrouver en ligne, le choix est pratiquement infini : semences hybrides, à pollinisation libre, biologiques, non-traitées, de patrimoine (heirloom), rares ou conventionnelles, très grand nombre d'espèces et de variétés, mélanges, etc...
  • Les variétés que vous voulez: au fil des années, les catalogues se succèdent, mais la plupart du temps, on y retrouve facilement les variétés que nous préférons et qui réussissent bien dans notre potager. Bien sûr, il y a toujours de nouveaux ajouts et ces ajouts sont souvent présentés en blocs au début des catalogues papier par exemple. Aussi, si votre variété préférée disparaît du catalogue, on en suggère bien souvent une autre parfois plus performante pour la remplacer.
  • Informations détaillées; les bons catalogues donnent beaucoup d'information sur les semences offertes : description des variétés, façon de les cultiver, lutte aux ravageurs, historique, goût, couleur, format, temps de maturation (jours), date de semis, photos des variétés etc. Le catalogue devient pratiquement un document de référence.

Si vous voulez démarrer vos plants de jardin au bon moment, vous n'avez pas beaucoup le choix de commander vos semences avec ces catalogues et de le faire tôt pour vous assurer d'obtenir les semences que vous désirez. Par exemple si vous faites vos plants d'oignon, il vous faut les démarrer en mars et à ce moment, les semences sont peu disponibles sur le marché local des centres jardins.

2- Quelques conseils pour faire le bon choix :

Choisissez des variétés qui viendront à maturité chez vous

. Le nombre de jours pour que telle variété arrive à maturité est indiqué dans la description du catalogue et sur le sachet de semences. Les espèces de chaleur comme la tomate, le poivron, le concombre, l'aubergine, doivent être plutôt hâtives c'est-à-dire que sous notre climat, on devrait choisir des variétés qui arriveront à maturité entre 50 et 80 jours maximum. Si vous achetez vos plants dans un centre jardin, il devrait fournir des plants qui répondront à ce critère de maturité; posez-leur la question : quelle est la variété et son temps de maturité?...  Le temps de maturité se calcule pour les semis comme la carotte, les pois, les radis, les haricots et les betteraves à partir du moment où on sème et pour les plants que l'on met en terre, à partir du moment où on les met en terre. Ce temps est évidemment plus ou moins exact; si la saison est favorable, ce sera plus précis que si la saison est mauvaise.

Pour le maïs sucré, on peut choisir des variétés qui auront des temps de maturité différents pour avoir une production d'épis sur une plus longue période. Ainsi, on sèmera au même moment une variété à 65-70 jours et une autre à 75-85 jours. On peut appliquer cette façon de faire à bien d'autres légumes (laitue, radis, brocoli, tomate, haricot, pois).

Habituellement, les espèces de longue conservation comme l'oignon, le chou, le chou de Bruxelles, la carotte, le poireau, le rutabaga et les courges d'hiver ont des temps de maturité entre 80-110 jours.

Finalement si vous avez des semences plus ou moins viei

lles, elles gardent leur pouvoir de germination de 2 à 8 ans, si elles ont été conservées au frais et au sec. En cliquant sur le lien suivant, vous aurez accès au site du jardinierparesseux.com et  à l'article qui dresse une liste de la longévité des semences et au  test de germination que vous pouvez faire pour connaître la viabilité de nos vieilles semences,  https://jardinierparesseux.com/tag/duree-de-conservation-des-semences-de-legumes/

3- Types de semences :

Hybrides - variété améliorée pour fournir un meilleur rendement, une résistance à certaines maladies, plus grande uniformité etc. Elles sont plus coûteuses généralement. De patrimoine (heirloom) - anciennes variétés comportant des qualités gustatives, visuelles, de diversité, souvent uniques. Ces semences sont fréquemment des variétés à pollinisation libre (non-hybride) que l'on reproduit de manière à conserver leur patrimoine génétique. Non traitées - ces semences ne sont pas enrobées de pesticides tels fongicide ou insecticide. Si la semence est traitée, on peut déceler la présence de ces pesticides à leur couleur plutôt inhabituelle. La présence de ces produits est indiquée sur le sachet. Biologiques - les espèces qui fournissent ces semences sont cultivées en mode biologique. Semences non-traitées.

Voici en terminant un site et une liste de semenciers; certains offrent des catalogues papier gratuits : allez visiter leurs sites.

https://www.unjardinpourlaviequebec.com/listedessemenciersquebec

Semences du patrimoine Réseau national d'échange et de préservation de semences à pollinisation libre www.seeds.ca/fr.php
La Société des Plantes (Kamouraska) Semences de fleurs, de légumes et de fines herbes à pollinisation libre, anciennes variétés, semences certifiées biologiques www.lasocietedesplantes.com
Les Jardins du Grand-Portage (Saint-Didace) Semences biologiques www.jardinsdugrandportage.com
Le Pépiniériste (Ste-Julienne) Pépinière fruitière rustique & ancestrale www.pepinieriste.ca
Les Jardins de l'Écoumène (Saint-Damien) Choix considérable de semences de légumes à pollinisation libre, de plantes aromatiques et d'ail, issues d

e variétés anciennes ou rares et adaptées pour les jardins nordiques www.ecoumene.com
La ferme coopérative Tourne-Sol (Les Cèdres) Grande diversité de semences biologiques de légumes, de fleurs et de fines herbes www.fermetournesol.qc.ca
Les semences du batteux (Beaumont) graines de légumes, d'herbes et de fleurs, www.lessemencesdubatteux.ca 
Florabunda Seeds (Otonabee-South Monaghan,Ont.) Semences non-traitées de fleurs, de fleurs sauvages, de plantes médicinales et semences organiques www.florabundaseeds.com 
William Dam Seeds (Dundas, Ont.) Semences non-traitées de fleurs, de légumes et de fines herbes www.damseeds.com  

AUTRES

whperron.com        jesuisaujardin.ca 
stokeseeds.com      richters.com 


2- Et si je produisais mes plants : pour mon potager cet été...

22 déccembre 2020

Produire ses plants à la maison est très faisable et agréable. Il faut tout de même avoir de l'espace, du temps et quelques équipements. Vous avez un petit potager, quelques plants feront l'affaire pour avoir des légumes frais pendant la belle saison. Vous voulez faire des provisions pour l'hiver....? Alors un grand potager s'impose et de nombreux plan

ts seront à produire. Évidemment si vous projetez faire vos plants, il faudra acheter vos semences assez tôt, car la production de plants doit commencer en mars selon les espèces.

Espèces faciles à produire : l'oignon, le poireau, la tomate, le poivron, l'aubergine, le concombre, la courgette, la courge d'hiver, la laitue, tous les choux et le brocoli, le fenouil, le céleri-rave, la cerise de terre, le kale, les fines herbes comme le persil, le basilic, le thym, la mélisse, la coriandre, la ciboulette, la sauge et l'origan grec sont des espèces qu'on aime avoir au potager et qui sont faciles à produire. L'ail, la carotte, la betterave, les radis, le rutabaga, le navet d'été, le haricot et le pois, le maïs et la pomme de terre ne sont pas des espèces que l'on fait en plants, quoique j'en ai vu faire du maïs et des pommes de terre pour prendre de l'avance mais ça prend beaucoup de place. Vous l'aurez compris faire ses plants nous permet d'économiser sur l'achat de plants, de choisir les variétés et de s'assurer d'avoir une récolte au bout de la saison car des espèces comme la tomate, le poivron, l'aubergine, les courges d'hiver ou même certains choux auront à peine le temps de produire si on les sème en pleine terre au début de juin.

Équipement de base pour produire de beaux plants
Terreau de semis : Ceux du commerce sont tout à fait acceptables. Tourbière Lambert commercialise le sien sous le nom Semences et boutures en 8.8 litres et Tourbière Premier en offre un sous le nom Premium pour semis en format de 9 litres. Si on a besoin d'une plus grande quantité, on peut utiliser le mélange Pro-Mix BX de Premier ou le LM-GPS de 

Lambert. Terreau de repiquage : j'ajoute un compost marin : Recette 2 parties de Pro-Mix ou de LM-GPS pour une partie de compost marin.

Éclairage : Le bord d'une fenêtre au sud peut convenir, mais si vous faites une grande quantité de plants à partir du mois de mars, ce ne sera pas suffisant. Le plus conventionnel et le moins coûteux est le dispositif à 2 ou 4 fluorescents de 120 cm (4 pieds) suspendu au-dessus des plants. Choisissez des tubes «Cool White» au lieu des tubes spéciaux pour plantes : ils sont plus coûteux et pas meilleurs. Ces tubes de 40 watts consomment peu d'énergie et ne dégagent pas trop de chaleur. On les maintient à 15 cm (6 po.) de la tête des plants en croissance. Les plants, pour une croissance idéale, doivent recevoir entre 12 et 16 heures de lumière par jour. Une minuterie sera fort utile pour contrôler l'éclairage journalier. On produira ainsi des plants robustes et trapus qui résisteront bien au choc de la transplantation au jardin.

Contenants à semis : carton d'oeufs, rouleau de papier de toilette, pot de yogourt, caissette de champignons, plat de plastique, tous ces récipients feront l'affaire. Il faudra faire des trous au fond pour que l'eau d'arrosage puisse s'écouler. Cependant certains d'entre eux ne sont pas très durables. Si vous voulez un contenant réutilisable et fort durable, vous pouvez vous procurer des plateaux multicellules d'usage professionnel. On choisira pour les semis ceux qui offrent de 72 à 128 cellules par plateau et il faut les combiner à un plateau de

 soutien qui lui, est le même pour tous les formats de multicellules. On peut trouver ces plateaux dans les bons centres jardins et sur Internet, ils ne sont pas très dispendieux. Voir : https://www.ecoumene.com/

1-Plate


 2-Plateau de soutien

 3- Boîte pour oignon ou poireau

Quand viendra le temps du repiquage il faudra penser à des contenants plus grands.

 Les oignons et les poireaux ont besoin d'un traitement particulier car ils ne seront pas repiqués avant d'aller au jardin et doivent pouvoir profiter d'un bon terreau et d'espace suffisant pour un bon développement racinaire. Ils seront semés à la volée dans une boîte fabriquée à partir d'un contreplaqué épais d'au moins ½ po. et dont les dimensions intérieures sont les suivantes : Long.21po x Larg.11po.x Prof.6po. On percera des trous au fond. On utilisera le terreau de repiquage 2 pour 1 (Voir recette plus haut). Une telle boîte contient 23 litres de terreau et on peut y faire pousser jusqu'à 350 oignons jusqu'à la transplantation au jardin.

Espace requis dans la mai

son et autres outils : Évidemment plus on aura de plants, plus on aura besoin d'espace. Sous un dispositif d'éclairage à 4 tubes fluorescents de 120 cm (4 pi.) et si vous utilisez des plateaux de multicellules de 128 cavités par exemple, ce sont 4 plateaux que vous pourrez y placer donc 4 x 128 cavités = 512 petits plants, peu importe l'espèce, chacun dans sa cavité, ou 4 x 72 cavités = 288 plants. Évidemment lors du repiquage, il faudra multiplier la surface de culture par 2-3-4 fois tout dépendant des espèces cultivées. Autre exemple : dans le même espace, on peut amener 72 plants de tomates  prêts à être transplantés au jardin et qui auront atteint à ce moment plus de 30 cm de haut.

Choisir un endroit où il y aura une bonne circulation d'air et où la température de l'air sera plutôt constante de 18°C à 22°C. Avec un éclairage artificiel, pas besoin de lumière du jour, un coin de sous-sol fera très bien l'affaire. Finalement, prévoyez un arrosoir avec une pomme d'arrosage fine, un vaporisateur pour l'arrosage des semis délicats et la fertilisation foliaire, des étiquettes d'identification pour les semis, un marqueur indélébile, des sacs de plastique pour couvrir les plateaux de semis afin de conserver l'humidité en surface en attendant que les plantules émergent, une bonne minuterie d'éclairage sans oublier les bonn

es semences et vous serez prêts.  

Dans le prochain numéro du RWEB, on abordera la technique du semis ainsi que les exigences particulières de quelques espèces. En terminant, 2 suggestions de volumes sur le jardinage, abordables et bien vulgarisés :

Les Semis du jardinier paresseux 

De Larry Hodgson

LARRY HODGSON présente le livre le plus complet jamais écrit à ce jour au Québec sur les semis. Qu'il s'agisse de semis intérieurs ou extérieurs, de plantes ornementales, de légumes ou de fines herbes, il explique tout sur leur culture: de la récolte et de la conservation des semences jusqu'à l'ensemencement, toujours du point de vue d'un jardinier qui cherche à obtenir de bons résultats sans y investir tout son temps et ses efforts. Et comme chaque semence a ses besoins propres, l'auteur donne dans la deuxième partie toutes les indications nécessaires pour réussir la culture de 350 plantes à l'aide de semis. Le tour d'horizon comprend autant les annuelles et les légumes usuels que les vivaces, les bisannuelles et les fines herbes, souvent plus complexes. Faire des semis n'aura jamais été aussi facile: vous économiserez le prix de ce livre dès votre premier essai.

Les Quatre saisons de votre potager

De Mélanie Grégoire

 Oui, la culture de vos propres légumes peut être facile et fructueuse ! Il suffit d'épouser le rythme des saisons et de mettre en pratique mes conseils d'horticultrice passionnée.


3- Comment faire ses semis à l'intérieur : et les réussir

Dans la précédente chronique (RWEB janvier 2021), nous avons abordé les conditions et les outils dont il fallait disposer pour entreprendre de bonne façon, les semis à l'intérieur : semences, terreau, éclairage, température, espace requis.  Aujourd'hui, voici la partie pratique et  les gestes qu'il faut poser pour bien réussir ses semis à l'intérieur.

Mes semences sont-elles encore viables? Bien sûr, on essaiera de travailler avec des semences les plus fraîches possible, car avec le temp
s les semences perdent leur pouvoir de germination. Pourtant, si elles ont été gardées à l'abri de la lumière, au frais et au sec, elles peuvent être toujours viables après quelques années. On peut sans trop de crainte utiliser des semences de 2-3 ans.

Un petit test: pour les semences que l'on possède encore en bonne quantité, on peut faire un test de germination; prenez 10 graines, mettez-les dans un morceau de papier essuie-tout, pliez le papier, bien mouiller et mettre dans un récipient de plastique couvert mais non fermé. Déposez dans un endroit chaud, 20-24°C, gardez humide et après 5-
10 jours, les semences devraient avoir commencé à germer. Déballez et comptez les semences qui ont un germe apparent. Si vous avez 8 semences sur 10 qui ont un germe, alors la viabilité ou le pouvoir de germination est de 80%, c'est très bon. À partir de 50%, il faudra songer à acheter de nouvelles semences ou doubler la quantité de graines à semer. Ce test est plus facile à réaliser avec des semences pas trop petites.

Combien me faudra-t-il de plants?: bonne question et la réponse, c'est vous qui l'avez. Est-ce que je veux des tomates pour manger en saison seulement ou je veux en faire des conserves, salsas, ketchup et sauces? Dans un premier cas, on peut penser à 5-8 plants pour une famille de 4 personnes, 2-3 variétés (cerise Sweet 100, hâtive Matina, grosse Big Beef). Un peu la même chose pour l'aubergine, le poivron, la courgette (2 plants), le choux (5 plants) ou le kale, le brocoli (4-6 plants).Si on songe à faire de la transformation et à avoir un approvisionnement pour tout le reste de l'année, on devra en faire beaucoup plus, de 50 à 80 plants par exemple pour la tomate. Si on fait de très nombreux plants - choux, oignons, poireaux, tomates, poivrons, aubergines, etc. - il faudra voir comment on les conservera : mise en conserve, choucroute, lacto-fermentation, séchage, chambre froide, espace au frais et au sec, congélation, etc. Évidemment, la dimension de votre potager dictera la quantité à faire car il ne faut pas oublier les semis extérieurs comme maïs, carotte, betterave, haricot, radis, épinard, etc. D'une année à l'autre, vous pourrez 

ajuster les quantités à produire en fonction de leur utilisation. Finalement, prévoyez toujours une quantité supérieure de plants à semer au cas où vous  perdriez des plants en cours de route. Par exemple, vous voulez avoir 12 plants de poivrons au final; alors pour chaque 3 plants, semez-en un de plus. Sii vous les réussissez tous,vous en aurez 16 et vous pourrez en donner autour de vous. Petit conseil : prenez en note, dans un cahier réservé à cet usage, ce que vous semez (et tout ce que vous faites au jardin) pour bien suivre l'évolution de vos besoins d'une année à l'autre.

Le semis maintenant ! Vous avez tout en main, contenant, terreau, semences et un endroit bien éclairé!


1. Remplir vos contenants à ras bord avec le terreau choisi et compacter légèrement le terreau, soit en le pressant, soit en laissant tomber le contenant de 6 à 8 pouces de haut (20-25 cm) sur une surface dure à une ou deux reprises.

2. Si votre terreau est sec, il faudra l'humecter car un terreau sec est difficile à mouiller une fois le semis réalisé. Déposez les contenants remplis dans un bac étanche que l'on remplira d'eau (une eau chaude est plus efficace) mais sans faire flotter les contenants remplis. L'eau montera dans le terreau par capillarité et quand à la surface du contenant le terreau sera humide (± 10 minutes), il est prêt à recevoir la semence.

3. Choisir la semence : pour les grosses semences (aubergine, laitue, tomate, poivron, chou) ou les semences dispendieuses, je préfère les semer une à une dans de petits contenants ou dans un plateau multicellules de 128 cavités. Faites un trou, avec la pointe d'un crayon, dont la profondeur correspond à 2-3 fois le di
amètre de la semence; enterrez en pressant délicatement. Pour les très petites semences, comme celles des fines herbes (basilic, thym, persil, romarin) cerise de terre, céleri-rave, céleri, et aussi oignon et poireau (voir la note à propos du contenant idéal pour oignon et poireau dans la chronique potagère du RWEB de Janvier), on sème à la volée et uniformément  à la surface du terreau et l'on recouvre la semence d'une très fine couche de terreau que l'on compacte légèrement à l'aide d'un petit bloc de bois ou d'un morceau de contreplaqué, rond ou carré, selon la forme de vos contenants. On utilisera ici un terreau sec plus facile à épandre sur lequel on pourra vaporiser de l'eau après l'avoir compacté. Pour les plants sensibles à la transplantation, on sème dans un pot définitif, il n'y aura pas de repiquage, donc un pot assez gros, 3po½ X  3po½ X 3po½ de profond par exemple; on utilisera le terreau enrichi (2/3 terreau + 1/3 compost marin). On parle ici surtout des espèces de la famille des cucurbitacées : concombre, courge, citrouille, courgette et melon qui tolèrent  mal que l'on abîme leurs racines. Comme ces semences sont souvent coûteuses, on sèmera une graine par pot. On peut utiliser des pots de tourbe avec ces plants. N'oubliez pas de bien identifier chaque groupe de semis et même dans certains cas, chaque pot. Voici ce que vous devriez inscrire sur vos étiquettes par exemple : Chou de Bruxelles (espèce) Gustus (variété) 15 avril 2021 (date de semis).

4. Chaleur,  germination et arrosage : la plupart des espèces que l'on produit en semis intérieur sont des plantes qui aiment la chaleur et leurs semences pour bien germer uniformément ont aussi besoin de chaleur. Une fois le semis terminé, il faut donc les déposer dans un endroit chaud : une température moyenne de 24°C répond bien aux exigences de la majorité des semences. Il faut aussi surveiller que le terreau ne s'assèche pas (sans être détrempé) pendant cette période critique de  germination. On peut recouvrir les plateaux de grands sacs de plastique, simplement déposés sur les contenants, pour garder l?humidité en surface. On  arrosera 
avec un vaporisateur les semences en surface et avec un arrosoir, très délicatement, celles qui sont semées plus profondément.  

5. Émergence des plantules : surveillez bien le processus car si les conditions de température et d'humidité sont idéales, les plantules sortent rapidement : 3 jours pour tous les choux, brocolis, laitues, 5-8 jours pour les tomates, poivrons, aubergines, cucurbitacées, oignons et poireaux mais beaucoup plus long pour les très petites semences. Si les semis sont faits en pots individuels, mettez-les sous la lumière aussitôt que les plantules émergent. Si les semis  sont faits  à la volée ou dans un contenant multicellules, mettez à la lumière dès l'émergence des premières plantules. Une température plus fraîche à ce moment, 18-20°C, favorise une croissance plus lente et un minimum d'étiolement (plants allongés et faibles) donc des plants trapus et robustes. Surveillez l'arrosage et arrosez délicatement les plants au moment où la surface 
du terreau est plutôt sèche et arrosez à fond, l'eau doit juste commencer à sortir du fond du pot.

Et quand démarrer les semis? Question cruciale quand on sait qu'en moyenne le dernier gel (gel tardif) de la saison arrive le 7 juin ici à Rivière-Ouelle (Zone 4). Soyons tout de même observateur, car avec le phénomène des changements climatiques, on pourrait s'attendre à voir d'autres tendances s'installer. Alors dans le tableau qui suit, on indique le moment du semis en correspondance avec le moment de sortie au jardin. Rien ne sert de semer trop tôt, car si les soins apportés aux semis sont adéquats, notamment au niveau de l'apport de lumière (12-16h / jour éclairage artificiel) les plants seront bien portants :

Dans le prochain numéro du RWEB, nous parlerons du repiquage et des soins à apporter aux jeunes plants jusqu'à leur transplantation au jardin!


4- LE REPIQUAGE : petits plants dans des pots plus grands

Vos semences ont bien germé et les plants ont commencé à grandir...  parfois même à plusieurs dans le même pot. Quand le plant émerge de terre, les premières feuilles qui apparaissent s'appellent des cotylédons et peuvent avoir des formes variées, le plus souvent rondes ou ovales mais très différentes des vraies feuilles. Habituellement, on repique les plants quand ils ont 2-3 vraies feuilles.

Repiquage ou éclaircissage : si vous avez semé dans des plateaux multicellules à raison d'une graine ou deux par cellule, vous allez devoir éliminer un des deux plants en le coupant à la base et non pas en l'arrachant car il ne faut pas abimer les racines du plant que vous voulez conserver. Vous pouvez aussi conserver les deux plants en essayant de démêler leurs racines. Un bon truc pour réussir ce délicat travail est de tremper la motte de terreau dans l'eau, le terreau va s'éliminer et vous allez vous retrouver avec les deux plants et leurs racines bien démêlées.

Si vous avez semé à la volée dans un plateau profond, par exemple un contenant de champignon, vous aurez de nombreux plants qui se feront une certaine compétition pour la lumière par exemple. À ce moment, dès que les feuilles des plants se touchent, gardez les plus beaux et éliminez les autres en les coupant. Vous devrez peut-être faire un deuxième éclaircissage. Dans un récipient de la grosseur d'un contenant de champignon, on ne peut guère garder  plus de 2 plants de tomates ou 4 plants de basilic jusqu'à la transplantation extérieure.

Faire le repiquage : si vous avez choisi de repiquer, vous le ferez dès que les plants auront formé leurs 2-3 vraies feuilles :

-        Préparez le récipient qui va recevoir le plant en le remplissant avec du terreau humide, jusqu'à 2               cm du bord

-         Faites un trou au centre à peu près de la grosseur de la motte du plant

-         Avec une petite cuillère, déterrez la motte en tenant le plant par les feuilles, pas par la tige car tige           cassée = plant perdu

-         Déposez la motte dans le trou et enterrez jusqu'au niveau des cotylédons; tassez la terre autour               du plant et arrosez délicatement avec un arrosoir ou par capillarité (voir plus loin)

-         Si vous avez de l'éclairage artificiel, vous pouvez remettre les plants repiqués sous la lumière. Si              vos plants sont placés sous une fenêtre ensoleillée, attendez 24-48 heures avant de les exposer                au soleil.

Quelques exceptions : les oignons et poireaux ne sont pas repiqués car on a pris soin dès le départ de les semer à la volée dans une boîte plus profonde (voir description de la boîte RWEB janvier 2021). On devra les tailler quand ils auront atteint 5-7 pouces. On pourra les maintenir à cette hauteur en les taillant régulièrement. On ne repique pas les concombres, melons, courges et courgettes (cucurbitacées) car leurs racines n'aiment pas être dérangées. Si vous faite du céleri-rave, celui-ci aime bien être repiqué au moins deux fois, à chaque fois dans un pot plus gros; cela contribue à produire une racine plus grosse.

Pots et terreau de repiquage : la tomate et les cucurbitacées aiment bien un assez gros pot, par exemple, carré de 3½pox3½pox3½po de profond car ce sont des espèces qui poussent vite et qui ont besoin d?espace pour leurs racines. Les autres plants - poivrons, aubergines, choux, brocolis et basilic - peuvent se contenter de pots plus petits, 2½pox2½pox2½po de profond. On utilisera un terreau enrichi de compost de crevettes (marin) selon la recette suivante : 2 parties de terreau de semis (base de tourbe) commercial pour une partie de compost marin. Évidemment après le repiquage, l'espace nécessaire pour continuer la croissance des plants vient pratiquement de quadrupler.

Arrosage et fertilisation : dans leur nouveau pot, les plants vont croître lentement au début et cette croissance va s'accélérer de même que les besoins en eau et en engrais. Surveillez vos plants à chaque jour et arrosez-les au besoin. Une bonne façon d'évaluer le moment propice pour arroser consiste à toucher la surface du terreau avec votre doigt : s'il est sec au toucher et que la surface du terreau est pâle, car un terreau mouillé est foncé, il est temps d'arroser. Plus le plant grossira, plus vos plants sont installés sur le bord d'une fenêtre bien ensoleillée, plus l'air de la maison est sec, plus les arrosages seront fréquents. Arrosez à fond jusqu'à ce que l'eau commence à s'écouler sous le pot. Les petits plants, après le repiquage, peuvent être dérangés par la force de l'eau d'arrosage qui peut les soulever. À ce moment, on pourra les arroser par capillarité, c'est-à-dire les déposer dans un bac et ajouter de l'eau tiède dans le bac en prenant soin de ne pas faire flotter les pots; quand le terreau sera mouillé à la surface, l'arrosage est fait. On peut utiliser cette même méthode d'arrosage pour des pots qu'on aurait oublié d'arroser et qui sont devenus trop secs pour absorber l'eau d'un arrosage normal. Il est important d'arroser à fond car avec un arrosage trop superficiel, le terreau s'assèchera en profondeur et il sera très difficile de le mouiller car l'eau d'arrosage aura plutôt tendance à s'écouler sur les bords et ne jamais mouiller le cÅ"ur du pot où se trouvent les racines. On doit cependant toujours veiller à ce que le terreau s'assèche en surface avant d'arroser car un terreau détrempé en permanence est aussi néfaste pour le plant qu'un manque d'eau.

La fertilisation est aussi importante pour que les plants restent bien verts et bien portants. Après le repiquage, quand les plants ont de 5 à 6 vraies feuilles, on doit commencer à fertiliser. Utilisez un engrais liquide à base d'algues ou d'émulsion de poisson; ces engrais agissent plus lentement et plus longuement que les engrais synthétiques. On peut, pour bien étaler l'apport de fertilisant, faire une fertilisation à tous les deux arrosages à la moitié de la dose recommandée par le fabricant. Pour un petit coup de fouet,  on pourra faire une fertilisation foliaire. Avec un vaporisateur, qui ne devrait servir qu'à cet usage, vaporisez finement le feuillage avec le même mélange que pour l'arrosage normal. On pourrait alterner les 2 façons de faire, une fois en arrosage normal et la suivante, en foliaire.   

Éclairage et brossage : sous éclairage artificiel (14 hres/jour), les plants vont croître uniformément en autant qu'ils soient également distribués sous les lampes sans trop se faire ombrage. Si vous faites pousser vos plants sur le bord d'une fenêtre ensoleillée, il sera nécessaire de faire pivoter les pots d'un quart de tour 1 ou 2 fois par semaine pour que les plants poussent droits évitant l'étiolement. Aussi vous pouvez passer la main sur la tête des plants une fois par jour pour obtenir des plants plus trapus. Ce brossage des plants imite l'action du vent propice au renforcement des plants. Que les plants soient sous éclairage artificiel ou naturel, ils profiteront également de ce brossage.

Vous pouvez penser à installer une petite serre ou un endroit abrité du vent et ensoleillé où vous pourriez commencer à sortir les plants moins frileux (choux-brocoli-laitue-oignon-poireau) quand la température le permettra. Nous reviendrons là-dessus et sur l'acclimatation des plants avant la transplantation au jardin dans le prochain numéro du RWEB.

Réf : Larry Hodgson, Les semis du jardinier paresseux, éd. Broquet, 2020


Coordonnées

Jardin communautaire

rue de l'Église
Rivière-Ouelle, Québec
G0L 2C0

De mai à octobre.
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